SALON DU LIVRE & DE LA BD 2020

Sylviane LÉONETTI,                            Directrice de La Ville Aux Livres

En choisissant le thème Arts pour le Salon du Livre 2020, nous ne savions pas encore que le monde traverserait une épreuve inédite et indicible. Avions-nous imaginé à quel point les Arts sont indispensables en temps de crise ? Avions-nous mesuré le rôle essentiel de l’art et de la culture dans toute forme d’espérance, de résilience ? Ce Salon est donc le signe de notre détermination et de notre « résistance », pour que vive la culture. Les Arts et la littérature ont toujours établi des liens privilégiés. Durant l’Antiquité grecque, on s’accorde à parler
de neuf arts, axés autour des lettres, de la musique, des arts
vivants, et relatifs aux neuf muses, filles de Zeus et de Mnémosyne, la déesse de la mémoire.
Dans quelle mesure le livre, aujourd’hui en pleine mutation,
entre-t-il en dialogue avec les Arts ? Et comment ces interactions favorisent une interrogation nouvelle du monde, de soi et d’autrui ? Car c’est bien de notre conscience au monde dont il s’agira sur ce 34e Salon du Livre. Les auteurs présents contribueront à affirmer que les arts créent du lien, aiguisent notre capacité de jugement et nous invitent au partage de nos émotions esthétiques.
« En lui-même et par lui-même, le monde de l’art réalise la communion des différences. » André Malraux.

Un INVITÉ D’HONNEUR :                  Georges DIDI-HUBERMAN

Georges Didi Huberman

Philosophe et historien de l’art, enseigne
à l’École des Hautes Études en Sciences
Sociales (Paris). Il a enseigné dans de
nombreuses universités étrangères et a
reçu de nombreuses distinctions, dont le
prix Aby Warburg, le prix Max Weber le
prix Alexander von Humboldt et, en 2015,
le prix Theodor W. Adorno. Il a publié une soixantaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images, dans un vaste champ historique allant de la peinture de la Renaissance italienne aux problématiques les plus contemporaines sur la politique des images et l’héritage théorique d’Aby Warburg et de Walter Benjamin. Parmi les plus récents : L’œil de l’histoire (5 volumes, Minuit, 2009-2015), Ninfa Fluida (Gallimard, 2015), Ninfa profonda (Gallimard, 2017), Ninfa dolorosa (Gallimard, 2019), Désirer désobéir (Minuit, 2019), Pour commencer encore (Argol, 2019) et Éparses (Minuit, 2020).
Il a dirigé plusieurs expositions importantes, dont L’Empreinte au Centre Georges Pompidou (Paris, 1997), Atlas au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid, 2010), Histoires de fantômes pour grandes personnes (avec le photographe Arno Gisinger) au Fresnoy, à Rio de Janeiro, à Beyrouth et au Palais de Tokyo (Paris),
Memory Burns à l’OCAT (Pékin, 2015) et Soulèvements au Jeu de Paume (Paris, 2016) puis à Barcelone, Buenos Aires, São Paulo et México (2017-2018).
Georges DIDI-HUBERMAN sera présent le samedi 21 novembre et en conférence à 15h30

Un PARRAIN :                                              Patrick POIVRE-D’ARVOR

Patrick POIVRE-D’ARVOR

Trente ans de journaux télévisés de 20 heures mais aussi près de soixante-dix livres, depuis son tout premier roman, Les Enfants de l’aube, écrit à l’âge de 17 ans. Nombre d’entre eux ont été récompensés par des jurys prestigieux : l’Irrésolu a reçu le Prix Interallié (2000), Un enfant a été distingué par les lecteurs du Livre de Poche (2001) ou encore La mort de Don Juan, roman qui a obtenu le Prix Maurice Genevoix (2004). Les livres hommages à sa fille Solenn, dont les droits sont allés à la construction de la Maison de Solenn, ont remporté un immense succès (Lettres à l’absente, 1993 et Elle n’était pas d’ici, 1995). Patrick Poivre d’Arvor a animé pendant 20 ans des émissions littéraires (Ex Libris puis Vol de nuit)
Il est passionné d’Opéra, de musique, de cinéma et de poésie. Il a d’ailleurs animé une émission culturelle et d’informations sur Radio Classique « le 19h-20 de Patrick Poivre d’Arvor », et depuis mars 2017 « Vive les livres » sur C News.
Au printemps 2018, il s’est produit au Casino de Paris pour un spectacle « Patrick et ses Fantômes ». Ses deux derniers romans sont La Vengeance du loup et L’Ambitieux. Et sa nouveauté La Bretagne au cœur, aux éditions du Rocher.
Patrick POIVRE-D’ARVOR sera présent le dimanche 22 novembre et en conférence à 15h00

Un précurseur de l’art urbain,             Ernest PIGNON-ERNEST

Ernest PIGNON-ERNEST

Artiste plasticien considéré comme l’un des précurseurs de l’art urbain en France, Ernest PIGNON-ERNEST
développe un art qui cherche à bouleverser les mentalités, à ouvrir les esprits sur la réalité du monde. Ses
œuvres traitent des thèmes comme l’injustice, la violence, les expulsés, le sida… Engagé politiquement et socialement, il considère que son œuvre se visite dans la rue, et non pas au musée. Depuis 2011, il préside l’association « Les amis de l’humanité ».
Entretien le dimanche 22 novembre à 15h30.

Une plasticienne et poète d’art urbain, MISS TIC

MISSTIC

Miss Tic commence à peindre sur les murs de Paris en 1985. L’année suivante elle expose à la galerie du jour chez Agnès B. Depuis elle alterne expositions
personnelles, collectives, muséales, foires internationales d’art contemporain, institutions culturelles, commandes d’entreprises, tout en continuant ses interventions urbaines. MISS TIC était l’invitée d’honneur du Salon du Livre 2015. A cette occasion, elle crée le visuel qui préside à l’entrée de La Faïencerie : L’art et la vie ne font qu’un.
Entretien le samedi 21 novembre à 15h00.

Un éditeur de bibliophilie, Bernard DUMERCHEZ

Bernard DUMERCHEZ

Installé à Creil, sa ville natale, depuis 1983, Bernard DUMERCHEZ se  consacre à l’élaboration d’ouvrages où se renouvelle sans cesse un dialogue fécond entre art et écriture. Son catalogue impressionne par sa cohérence et les grands noms de la création contemporaine qui s’y côtoient :           Roland TOPOR, Bernard NOËL, Antonio SEGUí, Zao WOU-KI, Pol BURY, ERRO, Jacques VILLEGLÉ…
De nombreux ouvrages seront présentés sur le Salon du livre du 19 au 22 novembre.  Exposition du 19 septembre au 31 décembre, Médiathèque Antoine Chanut. Entretien avec l’éditeur et les artistes le samedi 21 novembre à 17h30.

Un sculpteur, Étienne JACOBÉE

Etienne JACOBEE

En entrelaçant les lignes de métal, et plus particulièrement de l’acier, et en créant de merveilleuses ondulations avec la matière,
Étienne JACOBÉE donne le style de ses sculptures, dressées comme des corps en pleine métamorphose, enracinées au sol ou présentées sur des pieds architecturés. (© photo Hubert Persat)

Le documentaire, « Etienne JACOBÉE, sculpteur », sera projeté en avant-première le samedi 21 novembre à 16h30, suivi d’un débat avec Clovis PRÉVOST, réalisateur et Emmanuel DAYDÉ, historien d’art.
Exposition du 19 septembre au 31 décembre, Médiathèque Antoine Chanut, avec installation d’une sculpture monumentale sur le parvis de La Faïencerie.